Qu'est-ce que la VGP chariot élévateur ?
Le chariot élévateur (thermique, électrique, à mât rétractable, gerbeur) fait partie des équipements de levage soumis à Vérification Générale Périodique au titre des articles R. 4323-28 à R. 4323-30 du Code du travail et de l'arrêté du 1er mars 2004. La VGP a pour objectif de vérifier que le chariot est maintenu en état de conformité et ne présente pas de danger pour le cariste ni pour les personnes évoluant à proximité.
Périodicité : tous les 6 mois
La périodicité réglementaire des chariots élévateurs est semestrielle, quel que soit le type de motorisation. La première vérification a lieu à la mise en service de l'engin (neuf ou d'occasion), puis tous les 6 mois pendant toute la durée d'utilisation. Une vérification de remise en service est en outre exigée après une réparation importante ou un accident.
Prix moyen constaté : 80 € à 150 € HT
D'après plusieurs prestataires spécialisés, le tarif d'une VGP de chariot élévateur se situe généralement entre 80 € et 150 € HT par engin, avec un tarif unitaire moyen autour de 110-115 € HT observé sur des parcs de 3 à 5 chariots (le prix diminue souvent par engin quand plusieurs machines sont contrôlées le même jour au même endroit). Le prix exact dépend du modèle, de l'accessibilité du site et des frais de déplacement du contrôleur. Cette fourchette est une tendance de marché constatée sur plusieurs sites de prestataires — elle ne constitue pas un tarif fixé ou garanti par Pro VGP : chaque contrôleur reste libre de son prix, d'où l'intérêt de comparer plusieurs devis.
Important : ces montants sont une tendance de marché observée sur plusieurs sites de prestataires VGP, à titre indicatif uniquement. Pro VGP est une plateforme de mise en relation : nous ne fixons ni ne garantissons les tarifs pratiqués par les contrôleurs indépendants. Comparez plusieurs devis pour connaître le prix exact applicable à votre matériel.
Points de contrôle
Une VGP de chariot élévateur comprend un contrôle visuel et des essais de fonctionnement, généralement en 30 à 60 minutes selon l'état et la complexité de l'engin. Les points vérifiés incluent notamment :
- Structure, châssis et fourches (déformations, fissures, usure)
- Système de levage : mât, vérins, chaînes, flexibles hydrauliques
- Freinage et direction
- Dispositifs de sécurité (avertisseur sonore, gyrophare, dispositif de retenue du conducteur)
- Éclairage et signalisation
- Pneumatiques ou roues
- Lisibilité de la plaque de charge et de l'identification du matériel
Qui peut réaliser cette VGP ?
La VGP doit être réalisée par une personne qualifiée : soit un vérificateur interne à l'entreprise disposant des compétences requises, soit un prestataire externe (vérificateur indépendant, société de contrôle technique). Attention à ne pas confondre la VGP avec le CACES : le CACES atteste de l'aptitude du cariste à conduire l'engin, la VGP atteste de l'état de conformité de l'engin lui-même — les deux sont obligatoires et complémentaires.
Que risquez-vous en l'absence de VGP à jour ?
L'absence de VGP à jour expose l'employeur à une mise en demeure de l'inspection du travail, à des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à l'amende (voire davantage en cas d'accident), et à une responsabilité civile aggravée si un accident survient sur un chariot non vérifié. En cas d'anomalie grave constatée, le contrôleur peut également prononcer l'immobilisation du chariot jusqu'à correction du défaut.
Sources officielles
- Arrêté du 1er mars 2004 relatif aux vérifications des appareils et accessoires de levage
- Code du travail — Vérifications des équipements de travail (articles R. 4323-22 à R. 4323-28)
Informations vérifiées le 10 août 2026.